Deuxième partie: 10/10/09-10/11/09

Deuxième partie: 10/10/09-10/11/09
Thème 1: La Naissance. Ecrire librement sur ce sujet.

Thème 2: Entretien avec soi même. Il s'agira ici d'écrire un texte sur soi, comme devant un mirroir: se dévoiler, s'interroger, parler de soi.

Thème 3: "La pluie contre ma fenêtre. Ce mégot, fumée amère contre le verre du cendrier. Loin nos rivages, nos aurores. Il fait froid. J'ai froid. J'oublie." Continuer le texte.
C'est à vous!

# Posted on Friday, 09 October 2009 at 5:45 PM

Edited on Saturday, 10 October 2009 at 4:09 PM

Présentation

Présentation
Lencre-aValanche est dédié à tous les passionnés de l'écriture.
Le principe est simple: je propose chaque mois une série de thèmes et vous m'envoyez par commentaire vos textes avec une petite présentation de vous.
S'en suit alors une sélection des plus beaux travaux que je publie par la suite.
Les heureux auteurs choisis auront le droit à cinq commentaires sur leur blog + un lien.

Conditions:

- Votre nom/pseudo.
- Votre âge.
- Ce qui vous pousse à écrire.
- Un titre à votre texte.
- Le n° du thème.


Les plus belles richesses sont celles de l'âme. Alors lancez-vous!
Bonne chance à tous.


Et pour être tenu informé des nouveaux thèmes je vous laisse me le demander!
Personnes à prévenir:


Ironie-Des-Mots
Hear-my-words
HeardnSeen
just-understand-her
by-some-eyes
24hOO-Juste-Pour-Vivre
TRANDY-FREAK

# Posted on Friday, 21 August 2009 at 9:49 AM

Edited on Friday, 02 October 2009 at 2:30 PM

--- L'orage des mots ---

--- L'orage des mots ---
Je tiens également un blog dans lequel je raconte la force des mots, dont le pouvoir est parfois d'exorciser les maux, les douleurs et les peines.
Le premier chapitre est en ligne, et c'est ici

L'orage des mots:

// Jets d'encre de sentiments brûlants.

// Abreuvoir d'un désir ardent.

// Course entre le passé et l'avenir.


# Chapitre 1.
Au détour d'une rue Brune rencontre Lucas, son premier amour qui lui propose un rendez-vous. Face à celui qu'elle a tant aimé, elle ne peux refuser une telle invitation. Cependant, leur rencontre va provoquer chez la jeune femme une symphonie de douleurs, preuves d'un passé difficile. Les phases les plus sombres de leur histoire viennent alors percuter son esprit et Brune hésite soudain à s'enfuir...


Tout de droit réservé © 2009 ~ loragedesmots
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# Posted on Sunday, 13 September 2009 at 1:18 PM

Edited on Sunday, 13 September 2009 at 2:01 PM

Première partie: 22/08/09-22/09/09

Première partie: 22/08/09-22/09/09
Clôturée

Thème 1: L'Absence. Ecrire librement sur ce sujet.

Thème 2: "Main dans la main, l'amour au bout des doigts je m'enfuis avec lui/elle". Cette phrase doit apparaître dans votre texte.

Thème 3: S'inspirer de la photo ci-contre.

C'est à vous!

# Posted on Friday, 21 August 2009 at 10:44 AM

Edited on Saturday, 10 October 2009 at 11:12 AM

╠╣ Partie 1 ╠╣ Texte 1 ╠╣ Thème 3 ╠╣

╠╣ Partie 1 ╠╣ Texte 1 ╠╣ Thème 3 ╠╣
Micky a 19 ans. Son blog: TRANDY-FREAK

"L'écriture c'est ma façon de m'exprimer, de crier quand ça va pas, ou de dire ma joie quand j'arrive pas à la conter, quoiqu'il en soit, je pense que l'amour des mots ne s'explique pas."

Elle écrit sur le thème 3: S'inspirer de la photo


Je cours, cours jusqu'à en perdre mon souffle. Mes jambes n'y arrivent plus et je tombe, même si mon c½ur lui aurait voulu continuer de fuir. Mais je me suis affalé sur les herbes qui piquent mes jambes nues. Je n'arrive plus à respirer, mes larmes pressent contre ma gorge serrée, je suis forte, et elles ne sortiront pas, je les ravalerais comme toutes les autres. Et j'oublierais.
J'entends tes cris au loin, tu me cherche, et par réflexe je me roule en boule sur l'herbe, les poings serrés pour ne pas crier. Je ne veux pas que tu me retrouve, je ne veux plus jamais te revoir. Tu m'as déchiqueté le c½ur, tu l'as laissé mourir sur le trottoir, ce foutu c½ur qui t'appartenait.
Comment as-tu osé? Je te l'avais confier mais tu l'a détruit. Tu m'a anéanti.
J'entends tes pas se rapprocher, et je voudrais retrouver la force de me lever et courir loin de toi. J'essaye, mais je n'y arrive pas, je n'y arrive plus, je suis épuisée. Je ne sais pas si c'est la honte, le chagrin, ou la colère qui m'accablent, peut être les trois. Il ne faut pas que tu me retrouve parce que je te cracherait des flots de haine sans doute, ou je te prendrais ton c½ur et le briserais comme tu as fait au mien.
Je réussis à me lever malgré tout et à parcourir quelque mètres encore, au milieu de ces champs où se reflète le couché du soleil, et je me rappelle toutes les fois où nous nous étions couché sur l'herbe pour l'admirer ce soleil qui disparaissait chaque fois trop vite. J'avais gravé en moi tout ces moments que je croyais éternels, la joie que je pouvais ressentir assise à tes côté, écoutant ton souffle léger. Et maintenant tout ces souvenirs tu les a fait voler en éclat, ils se sont, eux aussi, écraser par terre, cassés en milles morceaux, par ta faute, tout a été de ta faute. Si seulement tu n'avais pas été la voir. Même si j'arrivais à te pardonner jamais je ne pourrais oublier que ton souffle c'est mêlé au sien, que tes doigts ont caressés sa peau, et que un instant, tu as cessé de penser à moi. Non c'est fini je ne veux plus jamais te revoir, et même si mes jambes sont douloureuses, même si mes pieds nus saignent, je courrais aussi vite, aussi loin que possible pour t'oublier...


L'avis de Lencre-aValanche:

Ton texte, Michy, relate avec simplicité la douleur engendrée par l'amour. Les mots claquent de leur vérité, avec toujours une souffrance bien présente. Et c'est bien là tout ton mérite puisque décrire un sentiment s'avère être une chose difficile. Ici les phrases s'enchaînent avec cohésion, le rythme n'est pas lourd: tantôt rapide, tantôt plus en longueur, l'écriture se déploie avec justesse. J'aime surtout ta capacité à montrer deux facette dans ce texte: le choix de la fuite malgrè un désir de rester, la haine malgré l'amour! La fin marque bien l'envie d'oublier et de penser d'abord à soi. Les "même si" sont d'autant plus fort qu'ils montrent toute l'ampleur de ton ressenti. Le thème est respecté avec brio. C'est doux. Bravo.

# Posted on Saturday, 22 August 2009 at 10:34 AM

Edited on Thursday, 03 September 2009 at 12:04 PM

╠╣ Partie 1 ╠╣ Texte 2 ╠╣ Thème 1 ╠╣

╠╣ Partie 1 ╠╣ Texte 2 ╠╣ Thème 1 ╠╣
Camille a 18 ans. Son blog: once-upon-a-word

"Mettre des mots sur les sentiments que j'éprouve, donner vie à des personnages, créer un monde à part".

Elle écrit sur le thème 1: L'Absence. Ecrire librement sur ce sujet


La nuit était tombée sur la ville depuis plusieurs minutes. Dans un appartement presque vide, une jeune femme empilait ses souvenirs dans des cartons. D'un geste rapide, Céline replaça une mèche de cheveux derrière son oreille. Elle était décidée, elle voulait quitter cette maison mais aussi quitter ses fantômes. Ses sentiments qui lui faisaient comme une boule dans la gorge le plus souvent, mais qui l'anéantissaient entièrement parfois. Une présence brûlante, oppressante ou plutôt une non-présence. L'absence immense qu'avait laissé une certaine personne. Un bien-aimé qui était devenu un infiniment-regretté.

Trop de choses avaient eu lieu ici. Des éclats de rire, des éclats de verre, des moments de joies, des doutes, des passions, un départ survenu trop tôt et maintenant, le silence pénible. Céline saisit un cadre photo, elle hésita à le regarder. Trop de bonheur, trop de regrets, trop de lui partout. Elle rangea l'objet dans le carton avec son vieux pull, sa montre, sa chaîne et les autres clichés.

Les premiers temps, elle avait tout conservé de lui, espérant combler son absence ou au moins, la rendre plus douce. Il n'en était rien. Maintenant, elle allait adopter le comportement inverse : se débarrasser de tout pour peut-être l'oublier. Un bruit attira son attention: une bague était tombée du tas. Elle décrivit plusieurs cercles sur le sol avant de s'immobiliser. La jeune femme l'attrapa et reconnut son alliance qu'elle avait jeté de rage quelques semaines plus tôt, le jour de son départ. Elle la passa au doigt avec une émotion évidente. Pourquoi partir ? Il serait toujours là. Une couleur, un son, un mot, un visage viendrait toujours au moment opportun pour lui rappeler que privé de lui, c'est comme privé de tout.

D'un geste lent, Céline essuya les perles salées aux coins de ses yeux. Au milieu de ses étagères vidées et poussiéreuses, des murs vierges de toutes photos et des pièces débarrassées, elle se sentit plus seule que jamais.

"Mais lorsque tombe le soir, les souvenirs hantent sa mémoire : La nuit est trop longue sans toi".*


* extrait de Apprendre à vivre sans toi, de Renaud Hantson.


L'avis de Lencre-aValanche:

J'ai beaucoup aimé le côté déchirant de ton texte Camille, l'absence cinglante et le manque lié au vide. Je me permets de mettre l'accent sur la mini "morale" de l'histoire: l'apprentissage que fait la narratrice sur le fait que la fuite n'est pas un remède à l'absence qui reste bien profonde et éternelle. Cela est bien rendu. Ton adaptation "présent/passé" est fluide et les changements de temps sont tempérés. On rentre dans la peau du personnage, encore quelques lignes et ses gestes auraient été les notres!

# Posted on Sunday, 23 August 2009 at 9:43 AM

Edited on Thursday, 03 September 2009 at 12:06 PM

╠╣Partie 1 ╠╣Texte 3 ╠╣Thème 1 ╠╣Titre: Quelquepart par ici ╠╣

╠╣Partie 1 ╠╣Texte 3 ╠╣Thème 1 ╠╣Titre: Quelquepart par ici ╠╣
Marie a a 17 ans. Ses blogs: by-some-eyes et yi-aah

"J'écris pour tout. Réfléchir, me libérer, exprimer ce que je ressent...Le besoin de s'extérioriser, de mettre tout ce qu'il y a à l'intérieur sur un papier, et ne pas oublier"...

Elle écrit sur le thème 1: L'Absence. Ecrire librement sur ce sujet


Elle appréciait cet écart qu'elle avait avec les gens. Elle ne savait pas s'ils s'en étaient rendu compte. Sa façon de les écouter, de les laisser parler, se confier, se livrer à elle. Et elle, tout ce qu'elle avait à faire, s'était écouter, et acquieser par moment. Parfois, elle donnait son avis, mais elle se rendait compte que les gens aimaient trop parler pour vraiment faire attention à son regard. Elle aimait alors juste observer cette personne qui bafouillait, l'observer, ses gestes, ses expressions, ses mimiques, et puis en découvrir sur sa vie, ses habitudes, ses sentiments, ses peurs...
C'était la même chose avec son appareil photo. Elle s'effaçait derrière, et puis elle prenait les gens, ses amis, des inconnues, le soleil, sur le fait. La main dans le sac. Elle ne se moquait pas, Elle aimait juste regarder ce monde, et puis, évoluer dans le sien, en parallèle. Elle aurait voulu que quelqu'un parvienne à y entrer. A le partager. Et puis, à son tour, entrer dans l'autre univers. Ne pas regarder, ne pas rester dehors, et observer sans parler, mais entrer, et s'installer. Elle pouvait même imaginer trouver un endroit, pour deux personnes, un endroit pour eux seul, qu'ils retrouveraient, dans lequel ils évolueraient ensemble.

En fait, elle ne se l'imaginait pas, pas comme un rêve, elle l'avait vécu. Elle savait quel goût cela avait. Et, elle avait remarqué que cette situation s'était installé après qu'il soit parti. Il l'écoutait. Ils respiraient ensemble. Il avait su venir tout doucement s'assoir à côté d'elle, et regarder la même chose qu'elle. Et elle, vraiment intriguée, n'avait pas essayé de le détailler, de le comprendre. Non, prise au jeu, elle s'était approché de ses lèvres. Il avait retenu son souffle, et là, ils avaient entendu. Ce battement résonner si fort, mais au même rythme. C'était la plus belle musique qu'ils aient entendu. Alors, elle n'était pas resté derrière sa fenêtre, elle avait plongé dans ses yeux, et il l'avait emmené. Il l'avait volé, au monde, aux paroles de tous ces gens, et elle en riait ! A en oublier le reste. Mais un jour, il avait quitté leur terrasse inconnue du monde et si chère à leurs yeux. Il voulait qu'il la suive, mais il n'avait pas compris qu'elle était si bien ici, qu'elle avait trouvé sa place, et que nul part ailleurs ne pourrait être aussi adorable...Alors elle était resté, en l'attendant. Malgré la pluie, malgré le vent. Et puis, elle était retourné chez elle. Parfois, encore, cependant, elle faisait le détour jusque là-bas, et regardait s'il n'y était pas.



L'avis de Lencre-aValanche:

Ton texte est émouvant. Il sonne comme un conte. L'écriture est jolie est relate un univers tendre, où les images éclatent avec fantaisie. Le passage entre les deux mondes que tu décris est touchant, on s'y sent comme dans un rêve. Oui, en fait Marie, tes lignes nous emportent avec elles, voilà tout l'art de cet ecrit!

# Posted on Sunday, 23 August 2009 at 10:57 AM

Edited on Thursday, 03 September 2009 at 12:51 PM

╠╣ Partie 1 ╠╣ Texte 4 ╠╣ Thème 1 ╠╣Titre: Le Vide ╠╣

╠╣ Partie 1 ╠╣ Texte 4 ╠╣ Thème 1 ╠╣Titre: Le Vide ╠╣
Eva a 19 ans. Son blog: Vodka-Orchidee

Elle écrit sur le thème 1: L'Absence. Ecrire librement sur ce sujet


Parfois le vide était si immense qu'il semblait engloutir toute présence.
Je me trouve nulle part. J'avance à tâtons dans l'obscurité, et l'alcool qui coule en moi refroidit mes veines comme s'il s'agissait de liquide vaisselle usagé. Mes doigts se crispent autour de ma cigarette. Je m'accroche à la moindre petite particule insignifiante, sachant pertinemment qu'elle va cesser d'exister dans un laps de temps. Il arrive parfois que mon cerveau se branche sur ta fréquence quand il ne court pas. Je déteste comme l'Absence engendre un Manque. Pour moi quelque chose d'absent n'existe pas, n'existe plus. Et même si j'aimerais tellement m'enveloppé de ton épiderme, parcourir de mes doigts tes cotes saillantes, et danser avec ta colonne vertébrale, j'aimerais autant ne pas m'en souvenir. Si seulement mon cerveau pouvait être le terrain d'un acte terroriste, je jouirais une nano seconde de sa destruction, juste avant de n'être plus qu'un légume lobotomisé. Je peux très bien boire du lait froid avec trois pailles, fumer toutes mes cigarettes à la chaine, et écrire sur mon plafond sans avoir besoin de ta présence. Je me persuade, oui, n'empêche que tu ne reviens toujours pas. -C'est dégueulasse les gens qui te laissent planté là- Pour le peu de repaires que j'avais, tu fus mon pilier, un gargantuesque pilier, et à présent, je tiens dans le vide, je suffoque d'un mètre carré trop rempli d'air. Mon thorax s'écarte dans les rues où je crois sentir ton odeur, j'ai la nausée quand je bois dans ta tasse et tous les somnifères que je prends donnent à mes rêves une intensité plus intense et le manque se fait cruel au réveil. -J'essaie de me sevrer de toi-
Tu disparais petit à petit, tu deviens presque un méandre gravitant au détour de mes heures perdues. Tu es comme le sable dans les poches qui nous reste après avoir embrassé la mer. Je te devine un nouveau goût, et tu craques sous les dents. Je te fais amer.
J'ai toujours préféré le vide au néant.



L'avis de Lencre-aValanche:

Quand j'ai lu ton texte, Eva, je me suis dit: "wahou, il y a tant de choses dans ces quelques lignes!" Un peu frustrée par la courte durée, je l'ai relu encore plusieurs fois! Chaque lecture était différente, et toujours quelque chose de nouveau venait frapper mes yeux. Et c'est cela que j'apprecie dans tes phrases, c'est comme un muscle qu'on entraîne, tes mots se cachent, se révellent, et offrent toute leur grandeur! Le style est étudié, et même s'il paraît parfois que tes idées s'enchaînent à la suite sans forcément y trouvé de cohésion, on a bien en face de nous, lecteurs, une certaine forme de poésie biographique qui claque à la figure tant l'originalité de son lexique exerce de vigueur... Bon travail!

# Posted on Sunday, 23 August 2009 at 10:58 AM

Edited on Thursday, 03 September 2009 at 12:22 PM

╠╣Partie 1 ╠╣Texte 5 ╠╣Thème 2 ╠╣Titre: Je vous avoue, je n'y ai jamais cru╠╣

╠╣Partie 1 ╠╣Texte 5 ╠╣Thème 2 ╠╣Titre: Je vous avoue, je n'y ai jamais cru╠╣
Ellen a 19 ans. Son blog: HeardnSeen

"Je ne suis pas un écrivain encore moins une passionnée d'écriture. D'ailleurs, je n'ai aucun style. Il me suffit d'une musique, un état d'être et l'écriture me vient. Souvent, il y a une histoire, un fantasme, une déception qui se cache derrière mes textes. En d'autres termes, bien qu'il y ait la musique, l'écriture contribue à mon évasion intérieur. ".

Elle écrit sur le thème 2: "Main dans la main, l'amour au bout des doigts je m'enfuis avec lui/elle". Cette phrase doit apparaître dans votre texte.


Je vous avoue, je n'y ai jamais cru. J'ai eu des relations mais j'ai toujours su qu'elles ne mèneraient nulle part. A quoi bon s'illusionner de choses dont le doute est perpétuel ?
Ce jour, le jour où j'ai pris conscience qu'il en était plus que ce que je me suis dit. J'étais étendue dans ce lit comme paralysée, entourée de ses bras, j'entendais son souffle marié au tempo de la musique, son regard posé sur moi et mon âme complètement envahit de cette douce mélodie. Je me suis sentie désemparée à l'idée qu'un jour il puisse me quitter. Succomber à ses rires, rêver dans ses yeux, s'amuser de ses caresses, s'évader dans ses étreintes, croire en ses baisers, pleurer avec ses mots. La musique jouée en boucle, la noirceur si profonde de la pièce, l'atmosphère remplie d'émotions. Il s'approche, me touche avec douceur, et d'un regard léger accompagné d'un tendre baiser il me prend la main. Ce geste si fort et si simple me pince l'organe qui me fait vivre mais procure un tel bonheur ! Le coeur fait vibrer mon être, lui fait vivre mon âme. Par cet acte entourée d'une incroyable sensibilité, nous sommes main dans la main, l'amour au bout des doigts, je m'enfuis avec lui.



L'avis de Lencre-aValanche:


Ce texte me plait bien dans l'ensemble même s'il est un peu court, c'est vrai. On a face à nous une scène où se mêlent romantisme et pudeur. C'est une atmosphère paisible dans laquelle il y figure de belles idées. J'aime bien le contexte mental du protagoniste, l'immersion dans sa pensée, contestée avec le moment présent. Cela donne à tes lignes une pesanteur plus spontanée et permet notemment une certaine forme de complicité avec le lecteur. L'insertion de la phrase imposée marque une fin douce et libre d'esprit: comme un voyage, un envol. A nous d'imaginer l'éventuel continuation!

# Posted on Sunday, 23 August 2009 at 10:58 AM

Edited on Friday, 04 September 2009 at 11:42 AM

╠╣ Partie 1 ╠╣ Texte 6 ╠╣ Thème 1 ╠╣Titre: Une page blanche? Une abscence. ╠╣

╠╣ Partie 1 ╠╣ Texte 6 ╠╣ Thème 1 ╠╣Titre: Une page blanche? Une abscence. ╠╣
Myriam a 16 ans. Son blog: Yumi-Ahn

"Je ne trouve que le besoin d'écrire, tout simplement, lorsque l'inspiration me trouve, pour justifier cette véritable folie des mots."

Elle écrit sur le thème 1: L'Absence. Ecrire librement sur ce sujet


Rien, depuis cette réminiscence par laquelle le hasard de ce qui suit commence ne serait sans la page blanche invitant ma plume à s'interroger sur l'accroche de ces premiers mots, puisqu'aussi longtemps que mon c½ur timoré trouvera refuge dans un poème mes amours impossibles le resteront, griffonés dans la marge où l'art de manier celle-ci m'isole.
Sourdement se referme, face à la page blanche recouvrant de son abîme la face perdue de l'amoureux ayant sombré dans son dépit, sur le premier jet rageur d'une phrase, l'emprise d'un vide où aucun intêret ne résonne, ni pour soi, ni pour personne, dans la profondeur datée duquel mon c½ur, depuis, se débat.
Assise au bord de moi-même, j'interroge la dérobade infinie de la page le temps que les mots prennent la mesure du vide se deversant en mon sein, dans mon attente de leur retour, sous la forme stylisée d'une phrase restituant la teneur des faits sous des aspects trompeurs.
Puisqu'ayant, pour avoir été incapable de saisir l'inclination à m'aimer d'un jeune et bel homme loin de mon c½ur envolé, tout perdu, et m'étant octroyé le talent d'amménager des chutes aux pirouettes d'un poète s'enhardissant avec sa plume désargentée sur des feuilles de papier sans logo ni en-tête, je m'acoquine avec des phrases bouclant sur du vide.
J'aimerai tant croire qu'un être desespéré puisse trouver, en plongeant dans une page blanche, une réponse élégante à la nécessité de son geste.
Si ce poème s'impose sur le papier, c'est moins pour détacher mon hébétude du blanc indifférencié de la page que pour pointer la véritable nature de ce vide intérieur que ma plume déplace en écrivant ces mots.
Ma plume s'égare à vouloir reporter sur des feuilles de papier, vierges de tout poème, ce rien me passant par la tête quand je fixe la page là où l'attention de mon regard se perd.
Nos pensées nous apparaissent-elles à mesure que prend forme l'objet qui nous y amène comme la présente, ici, résulte du silence sans faille échangé avec la page blanche sitôt que s'est évanouie dans mon esprit ne trouvant aucune trace pour lui répondre, l'ébauche de cette phrase qui, après coup, avec les mots requis, s'écrit.
Comme s'impose dans le brouhaha mondain d'une salle de concert animée et frémissante, la plage de silence précédant la première note de la partition, la persistance de cette absence se change en poème chaque fois que ma plume, en manque de sujet, s'en empare.
Je me laisse inventer par le vide attirant des pages étant donné que ma plume, n'ayant plus rien à dire, ne peut être dissociée de ce qui l'attend.
Bien qu'aucune certitude ne m'oblige à me séparer d'une phrase heureuse, le vide de la page blanche me rattrape si je m'écarte, en remplissant celui-ci de mots qui en appellent un autre, trop de moi-même, trop de cette absence.
Je suis cette incensée qui, faute d'histoire à raconter autre que cette gageure à restituer avec des mots l'inanité de sa pensée, embrasse les pages blanches réfléchissant son effacement dans l'espace après s'être approché du silence impénétrable que son mirroir lui tend.
Eclairée par trois poèmes d'amour éperdu de l'absent, ma plume avance, sur le chemin des pages blanches, en inscrivant le silence tortueux des mots dans celui du vide se retirant dans l'infini en disséminant des poignées d'astres incandescents, une folle histoire de ce vide créateur qui me dépassent.
La pertinence du thème vous assignant de confectionner, à votre mesure, un poème ne se révélant qu'une fois la forme de celui-ci aboutie, ma pensée, tissée par le fil des mots la déroulant, s'inspire du vide s'accroissant de lui-même qu'ignare ma plume s'en va quérir, en haut, à gauche, de la page suivante.

L'avis de Lencre-aValanche:

Un joli texte sur l'imagination qui prouve aussi que les mots existent là où ils ont leur place. Il montre aussi le travaille de l'écrivain dans sa quête de l'écriture, celle-ci se dessinant au rythme de sa pensée. L'idée est originale et surtout recherchée. Le style est travaillé mais manque parfois de légèreté pour une lecture plus aisée. J'ai beaucoup aimé la façon dont tu nous emmène dans ton univers très typé, là où la page blanche s'intérroge et se crée. Un bel effort!

# Posted on Wednesday, 16 September 2009 at 10:24 AM

Edited on Friday, 18 September 2009 at 5:35 AM